II CONFÉRENCE INTERNATIONALE DES MARIONNETTES ET SANTÉ. ENAM. Québec. Canada

Un colloque international sur l'art s'est tenu du 9 au 12 juin
santé mentale à Chicoutimi (Québec), un village qui jouxte la
Fjord du Saguenay, dans un parc national. L'organisation a été chargée de
ENAM, l'école nationale d'apprentissage de la marionnette
réalisé par Richard Bouchard (voir site de l'école ici : www.enamsaguenay.ca)..
Dans ce lieu paradisiaque nous avons été invités plusieurs professionnels
organisations de santé mentale pour échanger des bonnes pratiques et
réfléchir à l'utilisation de la marionnette comme ressource. Nous avons été.
 
Le thème de cette année était le rôle de l'art et de l'éducation appliqués à la
santé mentale. Les événements ont eu lieu au siège de l'ENAM, dans l'hôtel
Parasol, sur le navire Marjolaine, et à l'Université de Québec un
Chicoutimi.
 
Le jeudi 9 juin, la conférence d'ouverture a été donnée par
Luc Cossette, psychiatre de Québec. Il nous a parlé du look
bio-psycho-social des différentes psychopathologies de la santé mentale i
il nous a montré comment faire face à la maladie grâce à nos propres ressources.
Il nous a également enseigné les différentes manières d'impliquer le patient dans
leur traitement.
 
  
Le vendredi 8, nous avons eu Philippe Huguelet, psychiatre de
La Suisse qui nous a dit comment organiser la prise en charge des patients souffrants
troubles mentaux graves. Selon lui, se rétablir, c'est donner du sens à
vie et se matérialise dans un sentiment d'efficacité passant par une
interaction satisfaisante entre le corps et l'esprit.
 
Ensuite, vous pourrez choisir entre la conférence de Rosario Alarcón,
Art-thérapeute andalouse basée en France, qui nous raconte la
découverte de huit étapes de création avec des ateliers de marionnettes qu'ils ont fait
découvrir l'histoire la plus intime de la personne et l'aider à guérir
troubles mentaux, ou la conférence de Denise Timsit, psychanalyste
Français avec Valérie Gentile, une marionnettiste, qui a parlé des leurs
expériences où la marionnette a agi comme médiateur et a aidé le
construction et à l'affirmation de soi.



Puis Aglika Ivantcheva, qui fait de la marionnette à
Canada, a offert un atelier interactif où il nous a montré comment utiliser
la marionnette et le psychodrame pour résoudre les problèmes, extérioriser le
conflit, en le nommant et en le voyant devant nous.

 
Sylvie Gagnon et Éléonore Vidal, art-thérapeutes québécoises, nous quittent
montrer le travail qu'ils font à l'ENAM, où la production artistique contribue à
les processus de guérison.
 
Et enfin, le soir, nous avons pu profiter à l'Université de
Chicoutimi du spectacle féérique MOBILUS, inspiré de l'oeuvre d'Alexandre
Calder, de la compagnie Addaura Teatre Visual, dont je suis directeur artistique et producteur.
 
Nous avons démarré samedi sur de bonnes bases. Le premier orateur était
Johanne Hamel, psychologue, art-thérapeute et professeure à l'Université
du Québec. Il nous a dit que la recherche actuelle en neurosciences
montrent que travailler avec des processus implicites (cerveau droit) est un
des contributions essentielles des arts-thérapeutes créatifs dans
le développement de méthodes psychothérapeutiques efficaces.



Ensuite, nous avons pu choisir à nouveau. D'une part, Jean St-Onge de
la compagnie innue Maïkan de Québec, nous a dit que son
La production théâtrale Tshakapesh est un projet de transposition scénique
d'un conte mythique innu adapté au contexte contemporain des autochtones i
que l'approche de l'art social ouvre la possibilité de transmettre
La langue innue et ses valeurs favorisant sa propre identité, à sens unique
de prévention de la toxicomanie et du suicide tel qu'il se présente actuellement
souffrir son peuple.



D'autre part, le vétéran Mariano Dolci, marionnettiste italien, nous rejoint
expliquez vos expériences acquises au fil des ans en utilisant le
marionnette dans le spectacle, dans les activités d'éducation et de soins et
la médiation. Par curiosité, dire que Mariano a réussi à devenir marionnettiste
municipale de Reggio Emilia. Il est maintenant à la retraite mais la charge continue et
il est occupé par une autre personne.

 
Dans l'après-midi, j'ai donné une conférence, mettant en scène une nouvelle et
un atelier de construction à la lumière noire sur le thème : 'Les marionnettes,
un art de gérer son deuil'. Il s'agissait d'une expérience interactive où, dans
fin, les spectateurs ont improvisé différentes situations de
pertes avec les marionnettes qu'ils avaient construites.
Vous pouvez trouver plus d'informations sur ce même blog, en cliquant ici :

 
Pendant ce temps, Richard Bouchard et Marcelle Dubé, professeure de
l'Université du Québec, a expliqué et défini les méthodes de l'ENAM de
façon concrète et pratique.

Le samedi était une journée pour monter sur le bateau Marjolaine alors qu'il y avait deux autres conférences. La première a été donnée par Karim Dakroub, professeur à l'Université du Liban.

 
Cela nous a fait réfléchir à ce que pourrait être le rôle de la marionnette dans
conflits armés et lors de grands déplacements de populations
réfugiés. Il nous a raconté ses propres expériences comme dans ces
Dans certains cas, la marionnette facilite la reconstruction symbolique de soi.



La seconde mettait en vedette le philosophe français Philippe
Choulet. Il nous a parlé de l'auto-guérison à travers un espace
d'art. De plus, ce grand penseur, chaque jour égayait notre café. Une
jour, il nous a parlé de la marionnette comme un art de transition et un autre de la façon dont
le diable peut recevoir des instructions d'une marionnette.

 
A la fin de chaque journée, une table ronde était prévue avec
tous les orateurs et participants où ils pourraient avoir leur mot à dire sur le
thème proposé. Vendredi était « La santé mentale et les services qui
ils sont offerts ». Et le samedi les journaux ont été débattus
complémentaire à l'art dans la santé mentale et l'éducation ».



Ce furent des journées intenses, pleines d'émotions, de sagesse, de
retrouvailles et nouvelles connaissances. D'ici je tiens à féliciter
l'organisation par le programme, par l'accueil et par son
professionnalisme.



Teia Moner, juin 2016
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